Quand le vase vole en éclats de lumière, fresque poétique inspiré par le très beau petit livre À travers les brèches, une histoire d’Emeline Ferron, aux délicates illustrations. I. Le vase originel dans sa magnificence Ô temps ! ô souvenirs ! Vase aux courbes d’éternité ! Sur la table des cieux, fièrement tu trônais, Chef-d’œuvre du Très-Haut, miroir de l’innocence, Adam et Ève unis, beautés de Providence. Dans l’Éden florissant où chantait l’espérance, Tes flancs purs reflétaient la divine semence, Promis aux plus doux nectars, aux parfums les plus beaux, Temple de Jéhovah dans l’argile nouveau. Mais hélas ! ô malheur ! que sont ces heures bénies ? Le serpent a glissé ses noires calomnies, Et d’un souffle infernal te fit choir et voler En mille éclats perdus, hymne brisé, volé. II. Brisement et gémissements « Pourquoi, Dieu de mes pères, cette maladie immonde Qui courbe mon échine et me jette au rebord ? » « Pourquoi m’as-tu ravi l’époux que j’aime encore ? » « Pourquoi ce couple en guerre où l’amour se morfond ? » Ainsi se lamentait le vase en mille éclats, Fragments …
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