MF48.1 art.8

Le royaume réaliste : Dieu hors les murs

Nous avons souvent une vision « ecclésiocentrique » du Royaume : nous pensons que le royaume de Dieu progresse uniquement lorsque nos statistiques d’Églises augmentent. S. Crawley nous ramène à une réalité biblique plus vaste et plus « réaliste » : le royaume de Dieu n’est pas synonyme de l’Église. Le royaume de Dieu est-il limité aux murs de nos Églises ? S. Crawley nous invite à une vision réaliste de la royauté de Christ, active là où on ne l’attend pas. Redécouvrez la mission comme la quête de sa gloire.

L’auteur nous interpelle : si nous ne cherchons Dieu que dans nos programmes dominicaux, nous sommes des idéalistes religieux, pas des réalistes du Royaume. Le réalisme du Royaume consiste à discerner l’activité de Dieu dans l’art, les affaires, la justice sociale et au sein même des cultures non-atteintes, avant même que nous n’y posions le pied.

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Nouveau numéro de « Missiologie évangélique » : la missiologie nous concerne tous

La généalogie de Jésus serait-elle un manifeste missionnaire ? Partager l’Évangile avec les passionnés d’animaux de compagnie pourrait refondre notre théologie de la création ! Le dernier numéro de Missiologie évangélique révèle que la mission de Dieu n’est pas réservée aux experts—elle se déploie dans nos Bibles, nos quartiers et à travers les frontières culturelles les plus complexes.

PNA vs PSAE

Peuples « non atteints » ou « sans accès à l’Évangile » ? Les mots ne sont pas neutres

Dans la missiologie évangélique francophone, l’expression « peuples non atteints » (unreached people groups), utilisées dans les milieux académiques, est délaissées par les praticiens de la mission qui leur préfèrent « peuples sans accès à l’Évangile » (PSAE). Ces expressions révèlent des enjeux théologiques, linguistiques et stratégiques majeurs pour la manière dont l’Église comprend et pratique la mission aujourd’hui. Limites linguistiques et théologiques Virus occidental et peuples « ciblés » Le langage missionnaire est un aspect important et délicat de notre tâche (Bosch, p. 5, 22, Love). Nous voulons qu’il reflète la nature libératrice et non oppressive de l’Évangile. Contrairement à l’anglais unreached people groups qui véhicule une connotation plutôt positive (l’idée de « gagner » ou de « rejoindre »), le participe « atteint », en français, évoque la maladie – cancer, virus – voire la folie. Le verbe renvoie aussi à la chasse ou la guerre : on « atteint », on est « atteint en plein cœur » par une balle. Malaise sur le terrain : nous ne voulons pas que les peuples se sentent « visés », mais qu’ils accueillent l’amour de Dieu. Ces images renforcent les méfiances postcoloniales et contredisent notre invitation à se réconcilier avec le Créateur. Nous rejetons …

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