
Comment une Église nouvellement implantée devient-elle vraiment mature ? Cette question technique en dit long sur notre compréhension de la mission. La réponse classique tient en trois mots : autogouvernance, autofinancement, autopropagation.
Ce triptyque, vieux de 150 ans, frappe par son actualité. Non seulement il éclaire les enjeux de la mission mondiale, mais il pourrait aussi nous interroger sur la santé de nos propres Églises occidentales.
Genèse d’une révolution : Venn et Anderson
Au milieu du 19ᵉ siècle, le paysage missionnaire reste dominé par un modèle paternaliste. Les missionnaires occidentaux dirigent les Églises qu’ils ont implantées, gèrent leurs finances et définissent leurs stratégies. Ils jugent risqué, voire irréaliste, qu’une Église “native” (autochtone) puisse fonctionner de manière autonome.
C’est dans ce contexte que deux figures majeures développent simultanément et indépendamment une vision révolutionnaire. Henry Venn (1796-1873), secrétaire général de la Church Missionary Society (anglicane), et Rufus Anderson (1796-1880), secrétaire de l’American Board, formulent ce qui deviendra le triple principe d’autonomie (three-self formula)1.
Leur conviction : une Église est véritablement autochtone quand des locaux la dirigent (self-governing), la financent (self-supporting) et en gèrent la croissance (self-propagating ou self-extending).
Une Église mature ne se mesure pas à la présence de missionnaires, mais à sa capacité à se gouverner, se financer et se multiplier dans sa propre culture.
Les trois piliers de l’autonomie
1. Autogouvernance
L’Église mature possède ses propres responsables issus de la population native. Les décisions sont prises localement, sans devoir dépendre d’une validation extérieure permanente. Les missionnaires étrangers n’exercent aucun contrôle structurel. Les missionnaires ne sont plus des directeurs “pour la vie”, mais des catalyseurs “pour un temps”. Leur succès se mesure à leur capacité à devenir “inutiles”.
Ce principe reconnaît que l’Esprit saint rend les croyants de tous les peuples aptes à diriger leurs communautés. La structure de l’Église doit refléter cette confiance dans la capacité locale de discernement, de leadership et de gestion.
2. Autofinancement
L’Église génère ses propres ressources financières pour soutenir ses responsables, ses ministères et ses projets. Les croyants locaux assument la responsabilité financière de leur vie communautaire.
Ce principe ne nie pas la légitimité du soutien fraternel temporaire, mais distingue l’aide ponctuelle de la dépendance structurelle. Une Église mature peut recevoir et donner dans la communion fraternelle, mais ne dépend pas d’un financement extérieur pour exister.
3. Autopropagation
L’Église mature évangélise naturellement son propre peuple et implante de nouvelles communautés sans devoir attendre une impulsion extérieure. Comme l’observe Anderson, la capacité locale à gérer sa propre croissance n’est pas seulement un devoir, mais la marque de la santé et de la maturité d’une Église. Venn et Anderson soulignent “l’indispensable nécessité d’une contribution autochtone à la croissance de l’Église dans sa maturité et son rôle missionnaire” (Perspectives…, p. 197s ; voir p. 211, 410).
Ce principe témoigne d’une foi vivante qui se transmet de manière naturelle, lorsque les croyants s’approprient la mission et envoient eux-mêmes des ouvriers, au lieu de dépendre de renforts constants venus d’évangélistes étrangers.
La critique prophétique de Roland Allen
Si Venn et Anderson posent les fondements théoriques, Roland Allen (1868-1947) en radicalise l’application. Missionnaire anglican en Chine puis au Kenya, Allen publie en 1912 son œuvre monumentale : Missionary Methods: St. Paul’s or Ours ?
La présence continue d’un étranger me semble produire un effet néfaste. Le génie local est contraint par sa présence. (Allen)
Allen ne se contente pas de promouvoir les trois principes — il dénonce leur violation systématique. Dans The Spontaneous Expansion of the Church, il écrit cette phrase cinglante :
L’expansion spontanée doit être libre : elle ne peut être sous notre contrôle. Il est donc absolument vain de dire, comme c’est souvent le cas, que nous désirons voir une expansion spontanée tout en désirant maintenir notre contrôle. (Allen, 1927, chap. 1)
Son diagnostic tranche : le paternalisme missionnaire étouffe l’Esprit saint, infantilise les Églises locales et les empêche de s’épanouir et d’atteindre leur plein potentiel. Le paternalisme missionnaire occidental est incapable de faire confiance au Saint-Esprit pour guider le développement des nouvelles Églises (voir Rutt).
Dès 1902, Allen écrit : “La présence continue d’un étranger me semble produire un effet néfaste. Le génie local est contraint par sa présence” (rapport USPG cité dans Dictionary of African Christian Biography).”
Peu entendu de son vivant, Allen est redécouvert dans les années 1960. Aujourd’hui, la croissance explosive des Églises autochtones en Asie et en Afrique illustre largement la pertinence de ses intuitions.
Les limites du modèle
1. Pertinence culturelle
Un problème fondamental émerge rapidement : une Église peut respecter ce schéma d’autonomie dans la forme tout en restant étrangère à sa propre culture. Elle peut avoir des dirigeants locaux, un budget indépendant et évangéliser activement, mais reproduire des formes occidentales inadaptées (voir Bosch, la p. 397 est “édifiante”). Elle reste donc peu pertinente pour ses contemporains.
2. Retraits prématurés
Une autre limite tient au risque d’appliquer mécaniquement la triple autonomie en retirant de manière précipitée les missionnaires, ce qui peut fragiliser les Églises.
L’établissement du « ministère pastoral autochtone » en Sierra Leone en 1860, avec le retrait complet des missionnaires de la participation aux affaires de l’Église, infligea à celle-ci une paralysie dont un siècle entier n’a pas suffi à la délivrer. (Neill, p. 221)
Le paradoxe : trop de présence étouffe, mais trop peu de présence abandonne. Un retrait trop rapide peut abandonner une Église à des défis qu’elle n’est pas encore prête à relever. La sagesse missionnaire consiste à discerner, le kairos, le moment opportun de la transition.
Trop de contrôle étouffe ; trop peu de présence abandonne. La sagesse du missionnaire discerne le moment opportun de la transition.
3. Risque d’isolationnisme
Mal comprise, la triple autonomie peut encourager une Église locale à s’isoler, ce qui contredirait l’interdépendance du Corps de Christ à l’échelle mondiale. “La particularité n’est pas synonyme d’isolement” (Bosch, p. 612) : l’autonomie ne doit pas être confondue avec l’autosuffisance, mais comprise comme une maturité, qui engendre sa responsabilité dans la communion fraternelle.
Une Église peut être techniquement autonome tout en perpétuant une théologie, une liturgie et des structures copiées-collées de l’Occident ou, à l’inverse, se couper des autres au nom de l’indépendance. La vraie maturité conjugue enracinement local et participation active au christianisme mondial, où les Églises reçoivent et donne mutuellement, dans un échange mutuel enrichissant.
Vous pourrez lire dans cet article, d’autres déviances de la triple autonomie.
L’autonomie ne signifie pas isolement, mais responsabilité dans une communion mondiale où chaque Église reçoit et donne.
Vers un quatrième principe (voire plus)
Suite à ces limites, plusieurs missiologues contemporains proposent des extensions.
Une quatrième autonomie : l’autothéologisation
Paul Hiebert et David Bosch simultanément, proposent, dans les années 1980-1990, un quatrième principe crucial : l’autothéologisation (self-theologizing). Hiebert et Bosch arguent qu’une Église véritablement autochtone doit pouvoir développer une théologie dans laquelle l’Écriture parle directement à leur contexte historique et culturel particulier.
Il ne s’agit pas de créer une théologie hétérodoxe, mais d’interpréter fidèlement les Écritures dans son propre contexte culturel. L’autothéologisation permet aux responsables locaux de développer leur propre compréhension théologique de l’Écriture telle qu’elle s’applique à leurs contextes culturels et ministériels (voir Richard Trull).
D’autres “autonomie” proposées
D’autres auteurs ont étendu le débat en évoquant, par exemple :
- Auto-expression contextualisée : des formes de culte et de ministère enracinée dans la culture locale et, par conséquent, pertinentes pour leurs contemporains.
- Auto-critique lucide : la capacité à se remettre en question et à corriger ses erreurs sans supervision extérieure permanente.
- Auto-mission transculturelle : capacité à envoyer ses propres missionnaires vers d’autres peuples.
Ces prolongements ne remplacent pas la triple autonomie, mais en approfondissent le sens. ils soulignent que la maturité ecclésiale englobe la réflexion théologique, le discernement critique et la participation active à la mission globale.
Leçons à retenir
Que retenir de ce débat centenaire pour notre compréhension de la mission ?
- La finalité de la triple autonomie reste pertinente. Chaque Église locale doit aspirer à la maturité (capacité à se gouverner, à se financer, à se multiplier et à interpréter fidèlement les Écritures dans son propre contexte). Cette vision respecte la dignité et les capacités des croyants de tous les peuples.
- La méthode est souple : pas d’application mécanique. Le Saint-Esprit guide chaque situation unique. Certaines Églises atteignent la maturité rapidement, d’autres ont besoin d’un accompagnement plus long, en particulier dans des environnements hostiles ou instables. La sagesse réside dans la direction de l’Esprit saint et dans un discernement commun entre partenaires, plutôt que dans des objectifs purement administratifs.
- L’autonomie n’est pas l’isolement : une Église mature reste connectée au Corps mondial, recevant et donnant dans une communion fraternelle authentique. Partenariat et interdépendance ne signifient pas dépendance structurelle. Une Église autonome demeure donc ouverte aux apports extérieurs, tout en exerçant sa responsabilité propre dans la mission mondiale.
- La confiance en l’Esprit est fondamentale : notre capacité à faire confiance au Saint-Esprit dans les nouveaux croyants révèle notre foi en l’œuvre de Dieu au-delà de nos frontières culturelles (Allen).
- Le modèle biblique inspire : Paul établissait des responsables locaux, puis continuait sa route (Actes 14.23). Il revenait en visite, encourageait, enseignait — mais ne s’installait pas comme directeur permanent. Ce modèle reste instructif pour nous aujourd’hui.
Ce que le débat enseigne ici et maintenant
Le triple principe fait-il encore sens au 21ᵉ siècle ? Cette question mérite notre attention, car elle éclaire la dynamique actuelle de la mission mondiale.
Le contexte mondial a changé
Le christianisme mondial a connu une transformation spectaculaire. Le centre de gravité s’est déplacé vers le Sud global. L’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine comptent aujourd’hui plus de chrétiens que l’Occident. Des Églises nigérianes envoient des missionnaires en Europe. Des Coréens évangélisent le monde musulman. Des Brésiliens implantent des Églises en Afrique du Nord. Des Boliviens essaiment en Thaïlande et des Péruviens au Sénégal.
Dans ce contexte, le triple principe prend une dimension différente : il ne s’agit plus simplement d’une stratégie missionnaire occidentale, mais d’une reconnaissance de la maturité et de la vitalité des Églises du Sud global.
Questions de partenariat
Le débat contemporain doit alors porter sur des questions de partenariats. Comment des Églises aux ressources différentes collaborent-elles sans tomber dans la domination ou la dépendance ? Un financement déséquilibré peut facilement créer une relation paternaliste, même involontaire : comment distinguer la communion fraternelle authentique du paternalisme ?
La domination et la dépendance sont les deux faces d’une même pièce. Quand un côté domine en argent ou en pouvoir, il y a danger que l’autre côté devienne dépendant (Araujo). Les collaborations internationales sont louables, mais veillons à ce qu’elles respectent la dignité et la capacité décisionnelle de chacun.
Pistes pour nos Églises
Sans tomber dans la culpabilisation, quelques questions peuvent éclairer notre engagement missionnaire :
- Sur la durée : nos soutiens missionnaires ont-ils une vision à long terme qui inclut la transition vers l’autonomie ? Ou soutenons-nous indéfiniment les mêmes œuvres ?
- Sur la décision : les responsables locaux prennent-ils réellement les décisions importantes, ou notre financement implique-t-il un droit de regard qui limite leur liberté ?
- Sur la formation : investissons-nous prioritairement dans la formation de leaders locaux capables d’assurer la pérennité de l’œuvre ?
- Sur la vision : Comprenons-nous la “réussite” missionnaire comme l’établissement d’Églises capables de se tenir debout seules, ou comme le maintien d’une présence occidentale permanente ?
Ces questions ne visent pas à condamner, mais à nous aider à réfléchir à la nature de notre engagement.
Et si nos Églises s’en inspiraient ?
Cette réflexion missiologique ne concerne pas uniquement les Églises du Sud global. Elle interroge aussi la santé et la maturité de nos Églises occidentales.
Une Église vraiment mature, implantée en Europe, en Afrique ou en Asie, devrait manifester ces caractéristiques. Autrement dit, elle devrait pouvoir se gouverner sainement sans dépendre exagérément de structures supérieures, vivre d’une générosité portée par ses membres et manifester un dynamisme missionnel et missionnaire naturel sans avoir besoin d’impulsion externe. Elle devrait également être habile à élaborer une théologie contextualisée pour son propre environnement, comme le montrent aujourd’hui les travaux du Cnef (ce livre en est un bon exemple).
L’expérience des Églises d’initiative africaine (EIA) montre que leur forte croissance se fait souvent “en l’absence même de l’hégémonie missionnaire occidentale” et sans grand support matériel (Atido, p. 12). Des questions simples, appliquées aux implantations missionnaires, pourraient légitimement aider nos propres communautés : notre Église subsisterait-elle si certaines aides extérieures disparaissaient (union d’Église, mécènes étrangers) ? Évangélisons-nous naturellement ou principalement au travers de programmes importés ? Formons-nous des responsables capables de renouveler l’Église de l’intérieur ?
Le triple principe n’est donc pas seulement un outil missionnaire, mais une grille de discernement ecclésiologique universelle. Il nous rappelle que la maturité chrétienne, individuelle comme collective, se mesure à la capacité de se tenir debout, de se multiplier et de servir les autres.
Critères d’une Église dite “majeure”
| Dimension | Question-clé pour l’Église locale | Marque de maturité attendue |
|---|---|---|
| Autogouvernement | Qui décide ? | Responsables locaux reconnus, sans contrôle étranger permanent. |
| Autofinancement | Qui finance ? | Ressources principalement locales, aides extérieures ponctuelles. |
| Autopropagation | Qui évangélise et qui envoie ? | Initiatives missionnaires portées par la communauté locale. |
| Autothéologisation | Qui interprète ? | Théologie fidèle aux Écritures, contextualisée à la culture locale. |
Conclusion : comprendre pour mieux servir
Le triple principe d’autonomie n’est ni une formule magique ni un dogme obsolète. C’est une grille de lecture qui nous aide à comprendre la dynamique de la mission mondiale et les enjeux du partenariat missionnaire. La formule soulève encore bien des interrogations, autant de tensions que nous traiterons dans un article futur.
La question centrale demeure : comment établir des Églises qui glorifient Christ dans leur propre culture, sans reproduire mécaniquement les formes occidentales, tout en restant fidèles à l’Évangile apostolique ?
Venn, Anderson, Allen, et bien d’autres, ont osé croire que l’Esprit saint, présent dans chaque croyant et chaque Église locale, est pleinement capable d’édifier son Corps au-delà des frontières culturelles. Leur héritage nous appelle à cette même confiance en l’œuvre de Dieu.
Ces principes nous aident à discerner comment nos Églises peuvent participer à la mission mondiale de manière constructive, respectueuse et fidèle au modèle biblique. Il ne s’agit pas de tout faire parfaitement, mais d’avancer dans une direction qui honore à la fois la souveraineté de Dieu et la dignité de nos frères et sœurs à travers le monde.
Comme l’a dit Anderson : “Rien n’est plus contraignant pour nous que l’obligation de transmettre l’Évangile à ceux que nous pouvons toucher”. Cette obligation s’accomplit avec sagesse, dans le respect des Églises locales et la confiance en l’Esprit qui habite tous les croyants.
Le débat continue. La mission avance. Et l’Église mondiale grandit en maturité.
Ci-dessous, un résumé de cet article en vidéo !
Bibliographie
- ALLEN, Roland. Missionary Methods: St. Paul’s or Ours? Grand Rapids, MI: Eerdmans, 1962 [1912], 179 p.
- ALLEN, Roland. The Spontaneous Expansion of the Church and the Causes Which Hinder it. London: World Dominion Press, 1927, 228 p. URL : www.gospeltruth.net/allen/spon_expanofch.htm (consulté le 7/12/2025).
- ANDERSON, Rufus. Foreign Missions: Their Relations and Claims. New York: Charles Scribner, 1869, 307 p.
- ARAUJO, Alex. “The Surprising Relevance of the Three-Self Formula.” Mission Frontiers, juillet-août 2007.
- BOSCH, David J. Transforming Mission: Paradigm Shifts in Theology of Mission. Maryknoll, NY: Orbis Books, 1991, 587 p.
- HIEBERT, Paul G. Anthropological Insights for Missionaries. Grand Rapids, MI: Baker Academic, 1985, 316 p.
- HIEBERT, Paul G. Transforming Worldviews: An Anthropological Understanding of How People Change. Grand Rapids, MI: Baker Academic, 2008, 368 p.
- NEILL, Stephen. A History of Christian Missions. 2de éd. Londres, 1990 [1964], 528 p. URL: https://archive.org/details/historyofchristi0000neil_o8j5 (consulté le 8/12/2025).
- RUTT, Steven Richard. Roland Allen: A Theology of Mission. Cambridge: Lutterworth Press, 2021, 296 p.
- SHENK, Wilbert R. Henry Venn, Missionary Statesman. Maryknoll, NY: Orbis Books, 1983, 176 p.
- TRULL, Richard E. The Fourth Self: Theological Education to Facilitate Self-Theologizing for Local Church Leaders in Kenya. New York: Peter Lang, 2013, 238 p.
- WINTER, Ralph D. et HAWTHORNE, Steven C. (dir.). Perspectives on the World Christian Movement: A Reader. 4ᵉ édition. Pasadena, CA: William Carey Library, 2009, 800 p.
- Autres articles en ligne :
- CULBERTSON, Howard. The three selfs of indigenous churches [en ligne]. Southern Nazarene University, s.d. URL : https://home.snu.edu/~hculbert/3selfs.htm (consulté le 8/12/2025).
- Revue de Missiologie du Remeef :
- ATIDO, Georges Pirwoth. “L’essor des Églises d’initiative africaine Tendances émergentes”. Missiologie évangélique, 2022, vol. 10, n° 1, p. 2-16. (Cet article mentionne que les Églises d’initiative africaine sont largement impliquées dans les principes de Henry Venn, de Rufus Anderson et de Paul Hiebert : autonomies administrative, financière, missionnaire et théologique).
- DRAVO, Abraham Embati. “Le modèle missionnaire de la 20è communauté évangélique au centre de l’Afrique en République démoncratique du Congo”. Missiologie évangélique. 2020, vol. 8, n° 2, p. 32-44. (Cet article fait référence à la triple autonomie et à Henry Venn et Rufus Anderson en lien avec l’émancipation des Églises).
- RAUBER, Lukas. “La beauté du concept de l’auto-théologisation de Paul Hiebert à l’épreuve de la réalité du terrain”. Missiologie évangélique. 2025, vol. 13, n° 1, p. 65-87. (Cet article relie explicitement le concept d’autothéologisation de Paul Hiebert à la triple autonomie de Venn et Anderson).
- YODER, Marie-Noëlle. “L’universalité et la contextualité de la théologie”. Missiologie évangélique. 2022, vol. 10, n° 1, p. 17-26. (Cet article définit l’indigénisation comme le processus par lequel une Église devient « indigène » en ce qui concerne son message et ses structures, et s’exprime entre autres par la « triple autonomie » : autonomie financière, administrative, missionnaire).
- Venn diffuse sa théorie entre 1851 et 1866 à travers une série de pamphlets et de déclarations politiques qui redéfiniraient le concept d’Église autochtone (Shenk, p. 44, 118). ↩︎